La nouvelle maison de la Ligue contre le cancer Gironde, à Bordeaux, a accueilli, mardi, un hôte exceptionnel : Axel Kahn, généticien, président national de la Ligue, qui a découvert le lieu

« Lumineux, élégant, magnifique ! » Axel Kahn, généticien et président national de la Ligue contre le cancer, a visité, ce mardi 16 mars, les nouveaux locaux du comité Gironde, répétant ces trois qualificatifs élogieux d’une pièce à l’autre. Depuis un an, la Ligue contre le cancer Gironde a déménagé barrière de Toulouse, à Bordeaux, et a investi 600 m² « lumineux, élégants et magnifiques » qui accueillent 1 300 bénéficiaires chaque année. Chacun vient y trouver de l’écoute, du soin, de l’attention, du mieux-être, beaucoup d’espoir, une à deux fois par semaine pendant six à huit mois en moyenne.

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Des salles de soins pour les bénéficiaires de la Ligue du comité Gironde, découvertes par le président national de la Ligue contre le cancer, Axel Kahn.

 

 

Axel Kahn a profité de cette immersion à Bordeaux pour rencontrer l’équipe : le président girondin de la Ligue, Dominique Jaubert, mais aussi, le directeur général de l’Institut Bergonié, François-Xavier Mahon, et le directeur général du CHU de Bordeaux, Yann Bubien. Axel Kahn a rappelé combien sa mission pour la défense des personnes malades du cancer donnait un sens à « son ultramédiatisation ».

 

« Endosser le rôle de défenseur des malades du cancer »

« Je suis aujourd’hui l’un des médecins en France parmi les plus présents dans les médias, a-t-il admis. La crise du Covid a été l’occasion pour moi de l’être davantage, en tant que généticien, connaisseur des vaccins, et en raison de mon indépendance. Ma parole est libre. J’ai profité de cette grande visibilité pour mettre la lumière sur la Ligue à un moment où le monde basculait et s’en détournait. »

 

Le génie des pandémies

« En effet, a poursuivi Axel Kahn, j’ai alerté très tôt sur le risque collatéral encouru avec cette pandémie. Je connais le génie des pandémies. J’ai donc réagi tôt pour conseiller la Ligue, organiser les choses différemment en interne, et endosser le rôle de défenseur des malades du cancer. »

De fait, le nombre de dons avait baissé durant le premier confinement, ainsi que le nombre d’adhérents. En Gironde, de 11 600 adhérents en 2019, on est passé à 11 000. « Les gens n’avaient plus les moyens de payer leur adhésion », reconnaît Marie Laurent-Daspas, directrice du Comité. L’alerte des cancérologues, Axel Kahn en tête, a permis à « la vieille dame », fondée il y a 103 ans, de retrouver quelques couleurs.

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Marie Laurent-Daspas, directrice de la ligue contre le cancer Gironde, devant les nouveaux locaux du boulevard Roosevelt, à Bordeaux.

 

Crédit photo : Stéphane Lartigue/”Sud Ouest”

 

À Bordeaux, les missions du comité de la Ligue pour une prise en charge globale de la maladie ont toujours été préservées. Notamment, pendant les confinements, en mars dernier puis à l’automne, alors que les locaux étaient fermés, des équipes se rendaient au domicile des patients. L’écoute téléphonique et les interventions par visio ont permis de ne laisser tomber personne.

Les intervenants de la Ligue se rendent au domicile des patients grâce au dispositif DomiLigue, toujours en place, sans parler de la permanence d’écoute, de la commission sociale. Le soutien est aussi bien moral, que financier, que physique. En tout, 68 intervenants se partagent les créneaux horaires, au siège boulevard Roosevelt et une trentaine à domicile dans tout le département. Sophrologie, shiatsu, art-thérapie, notaires, avocats, juristes, socioesthéticienne, réflexologue, psy font partie de l’arsenal entre les mains des bénéficiaires et de leurs proches.

Crédit photo : Stéphane Lartigue/”Sud Ouest” Par Isabelle Castera – i.castera@sudouest.fr

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